Projets de recherche

L’équipe étudie le système immunitaire inné en situation physiologique et pathologique (cancer, maladies inflammatoires chroniques, infections aigues et chroniques).
Grace aux cliniciens intégrés dans l’équipe, les projets sont structurés autour d’une approche fondamentale et d’une approche translationnelle forte grâce aux collaborations mises en place avec des services cliniques (CHU Angers, Institut de Cancérologie de l’Ouest Centre Paul Papin).

Historiquement, l’équipe s’est intéressée à la biologie des macrophages humains et des récepteurs solubles de l’immunité innée. Plus récemment, en lien avec le fil thématique du CRCI2NA qui vise à décrypter l’écosystème tumoral, nous nous initié des projets abordant les liens entre diversité tumorale et environnement immunitaire (dynamique de la polarisation des macrophages).

Les 3 axes de recherche

1. Biologie des macrophages humains
Les macrophages sont des cellules d’origine myéloïde présents dans tous les tissus de l’organisme. Véritables sentinelles du système immunitaire inné, les macrophages participent à de nombreux mécanismes physiologiques, tels que la défense antimicrobienne, la réparation tissulaire et l’initiation/régulation des réponses immunitaires adaptatives. Une propriété remarquable de ces cellules est leur plasticité fonctionnelle, c’est-à-dire leur capacité à adapter leur phénotype et leurs fonctions à la nature des signaux rencontrés localement.

Nos travaux visent à :
– Identifier les mécanismes de génération et caractériser les fonctions des macrophages associés aux tumeurs,
– Préciser le rôle des métabolistes et de l’immunométabolisme dans la polarisation fonctionnelle des macrophages

Notre équipe a ainsi démontré le rôle des cytokines M-CSF et IL-34 et de l’acidose lactique dans la génération de macrophages similaires aux TAM présents dans le cancer de l’ovaire.

Les projets en cours visent à préciser (i) la diversité des TAM dans les tumeurs solides (ovaire, poumon) et les hémopathies malignes, (ii) les mécanismes de survie des macrophages dans des conditions de stress et (iii) préciser les mécanismes épigénétiques impliqués dans la polarisation des macrophages
Lien vers le site https://www.macrophage.fr

2. Biologie des récepteurs solubles de l’immunité innée
Les récepteurs solubles de l’immunité innée (Pattern Recognition Molecules ou PRM) ont initialement été décrits comme des opsonines impliquées dans l’élimination des microbes et des cellules mortes. Différentes études ont démontré qu’ils sont également impliqués dans la régulation des réponses immunitaires adaptatives.
Bien qu’ils soient des acteurs centraux du système immunitaire inné, la biologie des PRM reste mal connue.

Nos travaux visent à préciser la biologie de :
– La molécule clusterine, initialement décrite comme une molécule chaperon extracellulaire et qui serait impliquée dans la prise en charge des molécules de danger extracellulaires,
– La cytokine IL-26 qui se comporte comme un PRM modulant les propriétés inflammatoires des acides nucléiques.

Notre équipe a ainsi démontré que l’IL-26 se fixe aux acides nucléiques et régule leurs propriétés immunorégulatrices.

3. Macrophages et syndrome myéloprolifératif
Les néoplasmes myéloprolifératifs (NMP) sont des troubles clonaux acquis caractérisés par une accumulation de cellules sanguines matures. Leur pronostic est lié à deux complications majeures : la thrombose à court/moyen terme et les transformations hématologiques à long terme. Parmi les transformations hématologiques, l’évolution vers une leucémie myéloïde aiguë secondaire est associée à un mauvais pronostic. Le microenvironnement de la moelle osseuse joue un rôle clé dans la pathogénicité du SMP en augmentant l’instabilité moléculaire et en favorisant la fibrose et des études ont montré que le compartiment myéloïde est altéré (phénotype inflammatoire).
Basé sur l’expertise croisée de la biologie des TAM et de la caractérisation moléculaire des SMP, l’objectif de ce projet émergent est d’identifier les sous-types de TAM dans les SMP d’associer leur phénotype à la diversité des cellules tumorales.

Organisation de l’équipe
L’équipe est composée de scientifiques, de biologistes et de cliniciens de différents domaines de compétences (immunologie, hématologie, néphrologie) et d’expertises (biologie cellulaire, génomique/transcriptomique, …). La participation de biologistes et de cliniciens aux projets de l’équipe ainsi que les collaborations établies avec de nombreux services cliniques du CHU d’Angers nous permet de combiner recherche cognitive et recherche translationnelle dans chacun de nos projets de recherche.
L’équipe a également établi de nombreuses collaborations avec des services de biologie (Virologie, Biochimie) et cliniques du CHU d’Angers (Hépatologie, MIR, gynécologie) et de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (site Paul Papin).
Afin de structurer nos différentes collaborations locales avec les services cliniques et de biologie , l’équipe a mis en place un groupe de travail 3I-Impact qui vise à optimiser les collaborations et intégrer de nouvelles compétences pour améliorer la qualité de la recherche translationnelle en immunopathologie.

L’équipe est intégrée au sein du LabEx IGO (www.crcina.org), du SIRIC ILIAD (www.siric-iliad.com) et du FHU GOAL (https://sites.google.com/site/fhugoal).

L’équipe est intégrée au Cancéropole Grand-Ouest (www.canceropole-grandouest.com) et membre du Centre de Référence Déficits Immunitaires Héréditaires (www.ceredih.fr).

Les activités de recherche translationnelle sont réalisées dans le cadre du Projet Structurant 3I-Impact soutenu par le CHU d’Angers et l’Université d’Angers ; ce projet vise à renforcer l’émergence et la structuration de projets de recherche entre les équipes universitaires et les structures de soin dans le domaine des altérations du système immunitaire dans des pathologies sévères (cancer, sepsis, maladies inflammatoires chroniques).

 A court terme, lien vers le site internet de 3I-Impact

L’équipe est intégrée à la SFR ICAT et a donc accès à tous les plateaux techniques et technologiques.
L’équipe a également un accès privilégié aux plateaux de biologie moléculaire du laboratoire d’Hématologie du CHU d’Angers (Pr. V Ugo) et de l’unité de génomique fonctionnelle de l’ICO (Pr A Morel et Dr I Tournier).

L’équipe accueille des stagiaires (licence, master) des filières sciences et santé (Médecine et Pharmacie).

Personnes

Yves Delneste, DR INSERM
Pascale Jeannin, PU-PH

Isabelle Tournier, CR
Dominique Couez, PU
Alain Morel, PU
Sandrine Nail-Billaud, MCU
Marie-Christine Copin, PU-PH
Jean-François Subra, PU-PH
Isabelle Pellier, PU-PH
Valérie Ugo, PU-PH
Aline Schmidt-Tanguy, PU-PH
Jean-François Augusto, PU-PH
Céline Beauvillain, MCU-PH
Odile Blanchet, MCU-PH
Mathilde Hunault-Berger, PU-PH
Damien Luque Paz, MCU-PH
Charline Miot, MCU-PH
Emeline Vinatier, PH
Sandrine Lemoine, AHU
Marie Febvre-James, ATER
Caroline Poli, PH
Anne Bouvier, PH
Laurane Cottin, PH
Louise-Marie Chevalier, PH
Corentin Orvain, PH
Najia Jeroundi, Post-Doc
Chloé Delépine, Doctorante
Elena Menand, Doctorante
Marine Monnier, Doctorante
Benoît Brilland, Doctorant
Sylvain Thépot, Doctorant
Coralie Mallebranche, Doctorante
Maxime Corre, Doctorant
Benoît Buchs, Doctorant
Pascale Pignon, AI
Laurence Preisser, IE
Simon Blanchard, ING
Raffaella Soleti, IR
Luisa Vergori, IR
Nathalie Merillon, IE

Publications principales

  • Yves Delneste
  • Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie Intégrée Nantes-Angers
  • Institut de Recherche et d’Ingénierie de la Santé - 4 Rue Larrey 49100 Angers
  • 02 44 68 83 00
  • yves.delneste@univ-angers.fr