Objectifs de l’équipe

Notre équipe travaille au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les cancers thoraciques, notamment le mésothéliome pleural malin et les cancers du poumon. Ces nouveaux traitements ont pour but principal de moduler le microenvironnement tumoral, en particulier sa composante immunitaire. Nous développons par ailleurs des projets plus fondamentaux qui visent à mieux appréhender nos cancers d’intérêt.

Projets de recherche

La mort cellulaire immunogène se caractérise par la libération de signaux de danger qui stimulent les cellules du système immunitaire afin que celles-ci participent à l’activité thérapeutique. Plusieurs études cliniques ont montré que certains types de traitements anti-tumoraux tels que des chimiothérapies ou des virus dits « oncolytiques » sont ainsi capables de déclencher des réponses immunitaires spécifiques, après l’induction de la mort immunogène des cellules tumorales, en induisant notamment l’activation de cellules dendritiques et de lymphocytes T qui exercent des rôles centraux pour l’immunité anti-tumorale.
Notre équipe développe des thérapies novatrices qui exploitent cette induction de mort cellulaire immunogène pour améliorer le traitement de cancers connus pour être réfractaires aux thérapies conventionnelles, en particulier le mésothéliome pleural malin, cancer lié à l’exposition à l’amiante, mais également les cancers du poumon. Deux approches principales sont ainsi actuellement en développement dans notre laboratoire : les médicaments épigénétiques et la virothérapie anti-tumorale.

La première approche traite de l’identification, de la vectorisation et de l’utilisation de nouveaux médicaments épigénétiques. Ces agents sont à la fois capables de tuer les cellules tumorales et de corriger dans ces cellules des changements dans la méthylation de l’ADN ou l’acétylation des histones. Nos résultats montrent que ces molécules, développées en collaboration avec le Dr P. Bertrand (CNRS, Poitiers), ont, en plus de leurs activités cytotoxiques, des propriétés immunologiques intéressantes telles que la capacité à induire l’expression de nouveaux antigènes par les cellules tumorales. Avec le Pr Elena Ishow (Université de Nantes), nous travaillons aussi au développement de systèmes de transport par nanoassemblages de ces agents afin de les amener directement au sein de la tumeur et d’augmenter leur efficacité tout en diminuant leurs effets secondaires.

La seconde approche consiste en l’utilisation de virus oncolytiques, c’est-à-dire de virus capables de cibler spécifiquement les cellules tumorales sans toucher aux cellules saines. Nos travaux se concentrent sur l’utilisation d’une souche vaccinale du virus de la rougeole produite par l’équipe du Dr F. Tangy (Institut Pasteur, Paris) dont nous avons démontré les propriétés anti-tumorales contre le mésothéliome, le mélanome et les adénocarcinomes pulmonaires et colorectaux. L’infection de ces différents types de cellules tumorales induit leur mort de façon immunogène et permet l’activation de plusieurs populations immunitaires, notamment des cellules dendritiques myéloïdes et plasmacytoïdes qui sont capables d’activer des réponses T cytotoxiques par présentation croisée d’antigènes tumoraux. Nos travaux récents s’intéressent d’une part aux mécanismes qui régissent la sensibilité ou la résistance des cellules tumorales à ce virus et notamment au rôle de la voie Interféron de type I, et d’autre part à la modification des virus oncolytiques afin de reprogrammer le miroenvironnement tumoral immunosuppresseur.

Afin de développer des thérapies innovantes, nous devons avant tout mieux comprendre la biologie de ces cancers et de leur microenvironnement. Nous avons constitué une collection d’échantillons biologiques issus de patients qui nous permet de mener ce travail. Dans ce cadre, nous essayons notamment d’identifier de nouveaux marqueurs diagnostiques et pronostiques pour le mésothéliome, dont le plus récent, CCL2, est impliqué dans le recrutement de cellules immunitaires appelées macrophages de type M2 qui favorisent le développement tumoral et la résistance aux traitements. Nous étudions également d’autres biomarqueurs tels que les micro-ARNs tumoraux inclus dans de petites vésicules extracellulaires appelées exosomes. Nos travaux récents ont par ailleurs montré que ces micro-ARNs pouvaient diminuer la réponse T CD8+ anti-tumorale et participer de ce fait à l’échappement immunitaire de la tumeur.

Ces différents aspects ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de thérapies ciblées contre le mésothéliome et les autres types de cancers agressifs.

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Personnel

Christophe Blanquart, DR (CNRS)
Jean-François Fonteneau, CR (INSERM)

Nicolas Boisgerault, CR (INSERM)
Delphine Fradin, CR (INSERM)
Lucas Treps, Post-doctorant
Tacien Petithomme, CR (INSERM)

Marine Cotinat, AI (INSERM)
Virginie Dehame, TR (CHU Nantes)
Sophie Deshayes, TR (CNRS)
Judith Fresquet, IE (INSERM)
Coraly Guilbaud, AI (INSERM)
Joëlle Nader, IE (INSERM)

Laurent Cellerin, PH (CHU Nantes)
Anne-Laure Chéné, AHU (CHU Nantes)
Murielle Corvaisier-Chiron, CEC (CHU Nantes)
Elvire Pons-Tostivint, CCA (CHU Nantes)
Christine Sagan, PH (CHU Nantes)

Clara Bourreau, Doctorante
Tina Briolay, Doctorante
Camille Chatelain, Doctorante
Morgane Fouet, Doctorante
Marion Grard, Doctorante
Ugo Hirigoyen, Doctorant
Morgane Krejbich, Doctorante
Maureen Labbé, Doctorante

 

Publications principales

  • Christophe Blanquart
  • Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie Intégrée Nantes Angers
  • Institut de Recherche en Santé de l'Université de Nantes - 8 quai Moncousu - BP 70721 - 44007 Nantes cedex 1
  • 02 28 08 02 38
  • christophe.blanquart@inserm.fr